Maxence Jorcin : l’énergie humaine derrière K2 Parapente à Annecy

Maxence Jorcin : l’énergie humaine derrière K2 Parapente à Annecy

Aujourd’hui, on vous présente Maxence Jorcin, gérante de K2 Parapente. Une femme cheffe d’entreprise avec une bonne dose d’énergie collective. On lui a posé quelques questions. Elle a répondu comme elle est : vivante, simple, drôle, et toujours un œil vers les montagnes. Décollage imminent, c’est parti !

 

Maxence, comment as-tu découvert le parapente ?

J’ai commencé le parapente en traversant la rue !

J’ai grandi en Maurienne ; j’étais attirée par tout ce qui tournait autour de la montagne. Je faisais déjà de l’escalade, du ski, de la rando. Et juste en face de chez moi, il y avait une école de parapente.

Un jour, je me suis dit : tiens, je vais essayer. J’ai fait un stage de fin de saison, je devais avoir 14 ou 15 ans. Et puis voilà, je ne me suis plus vraiment arrêtée.

Jean-Noël Roche qui tenait cette école, est une figure importante pour moi : il m’a appris à voler et à évoluer en montagne. Quand son fils Zeb est parti faire les sommets du K2 (Pakistan) en parapente avec sa compagne Liv, on les a soutenus à fond. Le parapente, ce n’est pas juste une histoire de sport, c’est vraiment une aventure humaine.

 

Est-ce que tu pensais que tu en ferais ton métier ?

Pas du tout.

Honnêtement, ça n’a jamais été prémédité. J’avais un copain moniteur de parapente, qui m’emmenait voler un peu partout. Un jour, il m’a dit : “Passe ton brevet d’État, tu verras bien si tu t’en sers.” Je l’ai passé à 18 ans en même temps qu’une école de photo à Vevey, en Suisse. Et puis les choses se sont faites de fil en aiguille et j’ai commencé à travailler dans le parapente.

 

Comment démarre l’école à Annecy ?

C’est vraiment une histoire de rencontres et de hasards de la vie.

Au début on était deux, avec Christophe. On a monté en 2005 une petite école de parapente avec uniquement des stages de pilotage SIV. Nous avions juste un caméraman qui filmait les vols pour pouvoir débriefer ensuite avec les stagiaires. 

 

Quand les baptêmes de parapente arrivent-ils dans l’histoire de K2 ?

On a commencé à développer les biplaces en 2017, quand on a repris la boutique à Doussard. On a aussi développé en même temps l’activité location de vélos. Petit à petit le nombre de baptêmes a augmenté.

Aujourd’hui, en pleine saison, on peut monter jusqu’à 9 salariés et 10 moniteurs de parapente pour couvrir nos différentes activités, entre l’accueil des baptêmes et des stages, les navettes au col de la Forclaz et la location de vélo. C’est une vraie organisation, avec une super équipe !

 

C’est quoi une journée type pour toi ?

Je pose mes deux filles à l’école, et après, si je peux, je pars faire une rando en montagne avec mon chien Taïga, à pied, à ski ou en parapente.  J’aime bien allier tout ça.

Après, mon travail c’est de faire tourner l’école de parapente. Je gère les plannings, l’administratif, les équipes, les mails, les démarches commerciales. C’est moins visible que le parapente au-dessus du lac d’Annecy, mais c’est indispensable pour que tout roule !

Et j’ai une équipe d’enfer. Tout le monde se complète. J’aime bien que chacun ait sa place, que les choses se fassent dans la confiance. Il y a une bonne ambiance, une bonne cohésion, et c’est ce qui fait que ça marche.

 

Et une femme dans le monde du parapente, ça donne quoi ?

Les choses changent, il y a de plus en plus de femmes dans le parapente.

Quand j’ai passé mon brevet d’État en 2003, j’étais la seule fille sur 80 stagiaires. Aujourd’hui, il y a 3-4 filles qui passent le brevet pour un groupe de 45 personnes.

Dans les baptêmes, on voit beaucoup de femmes aujourd’hui. Mais plus on avance dans le pilotage, la performance ou l’encadrement, moins il y en a. Le parapente demande beaucoup de temps, d’engagement, de mental, de disponibilité. Et quand tu as un travail, une vie de famille, des enfants, ce n’est pas toujours simple de tout concilier.

Du coup, c’est vrai que je ne rentre pas dans une seule case : je suis une femme, une maman, une cheffe d’entreprise, je vais en montagne, je vole, je gère une équipe…

 

Quel est le plus beau vol que tu ais fait ?

Je ne suis pas quelqu’un qui cherche la performance, mais plutôt l’émotion et le partage. Un de mes plus beaux souvenirs, c’est un vol avec mes filles depuis la Forclaz. Ma plus petite ne savait pas encore distinguer sa gauche de sa droite et pour m’indiquer de tourner elle touchait son pouce pour savoir de quel côté aller. On s’est marrées du début à la fin.

 

Quels sont tes projets à venir ?

On a mis du temps à trouver un équilibre avec l’école. Ce n’est pas toujours simple avec la météo, les saisons, les équipes, les clients. Mais on continue d’avancer et de progresser.

J’ai toujours envie de partager ma passion et transmettre. Ce qui m’intéresse, ce sont les gens, les échanges, la confiance. On ne fait pas juste voler des gens au-dessus du lac d’Annecy. On les accueille, on les accompagne, on essaie de leur faire vivre un vrai moment. C’est aussi ce que j’aime avec K2 Parapente et toute l’équipe !

 

Retrouvez l'histoire de K2 parapente, racontée par Maxence.

Retrouvez la présentation de l'équipe K2 Parapente.


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K2 Parapente Annecy

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